L’amour des Arts, depuis trois générations 

L’étude Martin-Banel, fondée en 2021 par Valérie Martin et son associé Geoffroy Banel, c’est d’abord une histoire de transmission. Après Paul et Jacques Martin, figures émérites des enchères versaillaises, une troisième génération d'amoureux des arts assure la direction de la célèbre maison de ventes familiale, à L’Hôtel des Chevau-Légers. 
 
Hôtel des Chevau-Légers de Versailles


Les enchères en héritage  

En 1958, Paul Martin, commissaire-priseur, s’établit à Versailles, à l'hôtel des ventes des Chevau-légers. Ce n’est alors qu’une salle désuète et poussiéreuse, qui sera entièrement rénovée au début des années 1960. A une époque où le dimanche était un temps réservé à la famille, il initie les premières ventes dominicales. Dans une ambiance détendue, les familles locales comme les amateurs d’art et d’antiquités, se pressent aux expositions, pour admirer les objets comme dans un musée…S’ensuivent des séances d’enchères, parfois enflammées. Pour accueillir tout ce monde, il fait construire la galerie des Chevau-Légers, tout à côté… 

Particulièrement brillant et érudit, il forme son fils, Jacques Martin, qui devient à son tour commissaire-priseur en 1974. Père et fils collaborent jusqu’au décès de Paul, en 1980. 


Avec son énergie débordante et sa forte personnalité, Jacques développe l’activité, organisant de belles ventes spécialisées : maîtres anciens tels que Poussin, Vigée Le Brun ; tableaux modernes : Modigliani, Utrillo ou Vlaminck ; dispersion de collections de renom comme la collection Castille, contenant des meubles et objets de Charles X, ou encore les meubles et caves du paquebot France ; les premières ventes de voitures de prestige, ou la liquidation judiciaire de l’écurie Prost… 

Plusieurs fois par an, des ventes exceptionnelles se tiennent au Palais des Congrès de Versailles, avec des salles toujours combles. 


Depuis plus de 30 ans, Valérie Martin, fille de Jacques, suit leurs traces. 
A l’âge de 5 ans, elle est déjà aux premières loges, et fait signer ce qu’elle appelle alors des « autographes » : des ordres d’achats, aux enchérisseurs… Plus tard, elle apprend le métier sous le regard exigeant de son père. Diplômée en Droit, en Histoire de l’Art et en gemmologie, elle organise les ventes de bijoux, d’argenterie ou de tableaux modernes...et même des ventes plus insolites, à l’instar de la première vente de costumes de théâtre, ou celle de personnages en cire, issus d’un château de la région. 

Dépositaire de l’entité familiale, elle fonde finalement sa propre étude en 2021, dans les bureaux historiques de l’Hôtel des Chevau-Légers, 3 impasse des Chevau-légers, travaillant aux côtés de son père, jusqu’au récent décès de ce dernier. 


 

Conserver le meilleur de la tradition, en s’adaptant à notre temps 

Si les locaux ont réduit depuis l’époque mythique, il n’en demeure pas moins que l’étude Martin-Banel a su préserver les valeurs qui faisaient la réputation de ses prédécesseurs : accompagner les clients, les conseiller, servir au mieux leurs intérêts….Et bien sûr, valoriser les objets. A l’ère de l’anonymat du tout digital, l’étude offre un cadre intimiste qui privilégie les rapports humains. 

Pour autant, afin de s’affranchir des contraintes géographiques et toucher un public plus large, que ce soit en France ou à l’International, l’étude développe les ventes sur internet. 


 

Le mot de Valérie Martin sur son métier : « Ce que j’aime dans ce métier bouillonnant, à la croisée de l’Art, de l’Histoire et de la vie personnelle des gens, c’est qu’on ne s’y ennuie jamais ! »