Art Aborigène d'Australie - Lot 292

Lot n° 292
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Art Aborigène d'Australie - Lot 292
Art Aborigène d'Australie Esprits Mimih. Pigments naturels sur écorce d'eucalyptus. 31 x 61 cm. Provenance : Oenpelli, Terre d'Arhnem, Australie. Circa 1970. Auteur anonyme. Cette représentation classique et dynamique de quatre esprits Mimih est caractéristique de la peinture sur écorce de la terre d'Arnhem et plus précisément de la région d'OEnpelli aux confins de l'actuel parc national de Kakadu. Les Esprits Mimih appartiennent à la mythologie aborigène de la Terre d'Arnhem (côte septentrionale de l'Australie) et sont censés vivre dans les grottes et les anfractuosités des rochers. La tradition les présente comme des êtres filiformes que le moindre souffle de vent un peu trop fort pourrait briser. A l'aide de pigments naturels, les artistes décorent le corps et le visage à la manière des peintures rituelles dont les Aborigènes se parent pour célébrer ces divinités à qui ils doivent l'art de guérir, la musique et la danse mais aussi l'invention de la peinture. La position des corps sur cette écorce est à rapprocher d'écorces similaires dont le thème serait la célébration de l'igname, tubercule à la base de l'alimentation. A l'occasion des cérémonies Mankinjdjek (ou « Cheeky Yam ») on célèbre cette plante ronde qui prolifère lors de la saison des pluies et se ramasse à la saison sèche. Afin de la consommer, il faut la faire bouillir longuement pour retirer ses toxines. Le cycle de la plante est assimilé traditionnellement par les aborigènes au cycle de la vie des humains. L'œuvre est d'assez belle facture et dans un état satisfaisant de conservation. On note, par endroits, quelques traces anciennes d'humidité qui n'altèrent pas la lecture de l'œuvre. Les trous en partie haute et basse de l'écorce suggèrent la présence préalable de morceaux de bois ficelés avec de la fibre végétale. Ce système de fixation répandu sur les écorces de Terre d'Arnhem est une pratique contemporaine permettant de rigidifier l'écorce et de faciliter son accrochage. Le bois fixé sur l 'écorce avant la mise en peinture explique la légère différence de teinte visible à l'œil nu. Cela n'altère pas la valeur de l'œuvre. Expert: Stéphane Jacob-Langevin
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